Les échanges technologiques entre les deux rives de l'Atlantique

Les relations entre Saint-Gobain et ses grands confrères américains sont marquées dans l’entre-deux-guerres par ce que l’historien Jean-Pierre Daviet a appelé « l’esprit des grandes alliances ».

Chaque verrier propose ses découvertes aux autres dans l’espoir de trouver chez ses confrères l’équivalent de ce qu’il apporte.
Saint-Gobain apporta par exemple le brevet du Sécurit, vitrage de sécurité pour l’automobile, et reçut les licences des machines Lynch et des feeders Hartford pour la production mécanisée de bouteilles.
Cette politique a été incarnée à Saint-Gobain par Eugène Gentil, chef du service des « Missions spéciales » puis Directeur Général des Glaceries. Séjournant très régulièrement aux États-Unis à partir de 1913, il négocie les accords de licence qui lient la Compagnie à ses grands confrères américains : Libbey-Owens et Pittsburgh Plate Glass pour la glace et le verre à vitres, Corning pour les verres à propriétés spéciales (comme le Pyrex) et la fibre de verre, Owens Illinois pour les bouteilles et la fibre de verre.