Atelier de refoulage du verre optique à l’usine du Vésinet des Verreries de Parra-Mantois en 1927

Travail exclusivement féminin, le découpage du verre optique en carrés réguliers demande beaucoup de minutie et de précision et n’est pas sans danger à cause de la projection d’éclats.

Une surintendante en stage à la glacerie de Cirey, dans les Vosges, en 1923, nous livre un témoignage rare sur la vie de ce type atelier : « toutes ces ouvrières sont du pays et appartiennent à des familles très attachées à l’usine. (Elles ont) beaucoup de goût pour le plaisir, la toilette, le cinéma, pas de goût pour le ménage et, au fond, de l’attrait pour cette vie d’atelier plus gaie, moins sacrifiée que la vie d’intérieur. Fierté de l’argent gagné et contentement de l’indépendance qui en résulte vis-à-vis du mari ou des parents ».
Même si le travail féminin est toujours considéré comme un travail d’appoint par rapport au travail masculin, il est désormais suffisamment reconnu pour que les industriels envisagent de recruter un personnel d’encadrement féminin, les surintendantes d’usine, au moment où le travail social se professionnalise.